Pour pouvoir visualiser son contenu vous avez besoin de Adobe Flash Player.

page d'accueil conte du moment soirées-contes les conteurs et conteuses... conteurs et conteuses conteurs et conteuses festival conteurs et conteuses les conteurs et conteuse que l'on a vu! conteur àl'affiche vie de l'asso qui sommes nous? compte rendu de l'assemblée générale Festival  programme festival  autres activités buletin inscription formation conter à l'école médiatheque directs pour les oreilles... bibliographie archives suite archives archive 2016 archives 2017 archive 2018 la marche des conteurs Marche des conteurs ...2014 MARCHE DES CONTEURS 2014 contact /adhésion bulletin d'adhésion liens  

compte rendu de l'assemblée générale

RAPPORT MORAL et D’ACTIVITE 2016Depuis Novembre 2012, date de la création de l’Association De Bouche A Oreilles, chaque année aura eu sa part de créativité et de nouveauté. En 2015, notre activité s’est encore intensifiée et diversifiée nous amenant à poursuivre notre réflexion concernant nos orientations et nos objectifs d’interventions… : prendre en compte les différences, sociales, culturelles, intergénérationnelles, reconnaitre la valeur et la richesse de ce patrimoine culturel populaire qu’est la littérature orale et l’utiliser comme vecteur de lien social, comme espace de rencontre, comme médiation en animation auprès d’enfants, en pédagogie, ou dans des lieux de soins……jusqu’à aboutir à la création de notre tout premier Festival « les Glotte trotteurs ». Développement de nos actions et nouveaux projetsRAPPORT MORAL 2016 Pendant toute cette année 2016, nous avons poursuivi nos projets, en direction de public divers, en ayant le souci d’aller là où la culture ne va pas, quelles qu’en soient les raisons (les écoles en difficulté, les structures accueillant des personnes en situation précaire, ou de handicap), et en utilisant cette médiation pour faire du lien (démarrage d’interventions dans les quartiers)... Nos actions s’articulent autour de deux axes complémentaires qui se nourrissent l’un l’autre avec un point d’orgue commun au moment du festival des Glotte-Trotteurs : 1-Le conte comme expression artistique à part entière ; 2-Le conte comme outil de médiation. 3-S’y ajoute notre action en faveur de la formation à l’art de conter. Axe 1 : promouvoir la littérature orale comme expression artistique à part entière à travers une programmation de spectacles, conférences, rencontres a- Nous avons à nouveau proposé toute l’année une programmation artistique de qualité, avec des conteurs professionnels, francophones, reconnus.Sylvie Vieville (à Manosque), Nadine Walsh (à Sainte-Tulle), Jérôme Aubineau (à Saint-Martin les Eaux), Michel Hindenoch (à Montfuron). Soit 4 spectacles au lieu de 7 en 2015. Il y a toujours une prise de risque dans ces programmations dans la mesure où nous souhaitons maintenir des tarifs d’entrée accessibles au plus grand nombre et à un public familial. L’équilibre financier a été obtenu cette année parce que nous avons peu programmé. Nous avions le souhait de pouvoir proposer ces soirées dans des petits espaces en dehors de la ville de Manosque, au plus près des lieux de vie des gens, mais, dans la mesure où nous n’avions aucune subvention culturelle, ce choix rendait le résultat financier encore plus aléatoire. Un autre problème se greffe à cette fragilité financière, c’est celui qui concerne la décision des élus de la DLVA ; à savoir, de ne donner accès aux salles de spectacles DLVA qu’une fois par an aux associations. Cela entrave notre projet de programmation de proximité. b-Existence de la seconde édition de notre festival de contes « les Glotte Trotteurs » du 9 au 16 Octobre 2016.Il a été financé par nos fonds propres (billeterie), des financements via le REAPP (CAF – MSA – Conseil Départemental), des financements Politique de la Ville pour des actions spécifiques en direction des populations prioritaires. Pour construire ce Festival, nous avons aussi poursuivi et intensifié notre travail de partenariat avec plusieurs communes et structures publiques et privées. Il s’agit de partenariats financiers (Réseau des médiathèques de la DLVA, Parc du Luberon, Adapei, communes de Banon, Saint-Martin les Eaux, Montfuron, Credit Mutuel, Ecole maternelle de la Ponsonne, MJC …) et de partenariats avec mise à disposition de salles avec techniciens ( Sainte-Tulle, MJC). Avec une participation d’environ 1500 personnes (soit près de 500 personnes en plus que pour la 1ère édition !), ce sont 19 spectacles, des ateliers contes dans les quartiers, une conférence sur la littérature orale, qui ont pu se décliner, prouvant ainsi la vitalité de l’expression artistique qu’est le conte, sa capacité à créer du lien entre générations, entre cultures. Malgré l’impossibilité d’accès à une salle de spectacle dans la ville, la programmation a cependant été riche à Manosque vu notre partenariat avec le Parc du Luberon et la maison de la biodiversité, avec la médiathèque d’Herbès, avec la MJC et via les actions politique de la ville. c-Ce festival a fait par ailleurs lien entre une programmation artistique « classique » et une programmation spécifique à l’intention des quartiers et populations prioritaires de Manosque grâce aux subventions de la Politique de la ville : six ateliers artistiques, avec restitution publique dans le hall de l’école primaire des Plantiers avec le conteur professionnel Ludovic Souliman, et un spectacle contes dans le local des Aliziers … Les subventions via le Reapp dont en majorité la CAF nous ont permis de proposer plusieurs temps contés gratuits ou à entrée libre et de prendre en charge des frais non couverts par les autres partenaires Axe 2 : promouvoir le conte comme outil de médiation aux multiples applications : social, pédagogique, thérapeutique etc Avec les conteurs amateurs de l’association, nous avons poursuivi le développement d’actions régulières toute l’année en direction de publics en difficulté. Ces interventions ont donné lieu à des interventions ponctuelles de conteurs professionnels qui sont venus nourrir et dynamiser les projets. •Poursuite de nos interventions dans l’école maternelle des Plantiers : toutes les semaines dans la classe d’enfants de moins de 3 ans et une fois par mois pour les autres classes. Après 3 ans d’engagement au côté des enseignants, et pour pouvoir proposer nos interventions dans une autre école avec une population d’enfants en difficulté, nous avons « allégé » notre participation depuis le mois de septembre. Nous continuons à intervenir tous les 15 jours dans la classe des TPS. Dans cette classe, l’enseignante poursuit un travail autour du conte et des histoires et a mis en place un projet d’enregistrements bilingues de petites histoires (à partir de livres), en faisant participer parents et grands-parents pour les traductions pour les décliner en allemand, arabe, berbère, slovène, espagnol…. Par ailleurs, les enseignantes de PS/MS et GS poursuivent leur projet d’école autour de l’oralité et nous intervenons tous les deux mois dans un contexte plus ciblé « d’enfants conteurs » : un dispositif pour faire circuler la parole entre les enfants (transmission d’histoires entre eux). Suite aux observations des enseignants de l’école primaire, remarquant tous les points positifs de cet investissement de toute la maternelle dans l’oralité (prise de parole plus aisée des enfants, parents plus présents..), un projet « enfants conteurs » s’est élaboré avec toute l’équipe enseignante de l’école primaire des Plantiers avec le conteur Ludovic Souliman (il s’est mis en place en Février 2017). •Démarrage d’interventions contées à l’école de la Ponsonne, sur les mêmes objectifs que ce qui a été élaboré pendant 3 ans aux Plantiers : faire entrer les parents dans l’école pour un temps partagé autour des histoires ; intégrer ces interventions dans le projet global de l’école maternelle autour de la primauté de l’oralité, pour améliorer les prises de parole des enfants. •Poursuite de nos interventions contées, mensuelles à la Maison Verte, à Forcalquier, auprès de personnes en souffrance psychique (et en lien avec le personnel soignant du secteur psychiatrique de Digne). •Poursuite de nos interventions mensuelles au Foyer de Vie ADAPEI « Les Amandiers »), à Oraison, auprès de jeunes adultes en situation de handicap mental. Cette collaboration a permis la mise en place d’un spectacle de contes, ouvert à tout public, lors du Festival des Glotte Trotteurs, et qui a connu un vrai succès (155 personnes). •Interventions bi-mensuelles, de Novembre 2015 à Juillet 2016, auprès de personnes atteintes de la Maladie d’Alzheimer, dans le centre de jour de Manosque « La Maison des Oliviers ». Le projet s’est interrompu, faute de moyens financiers de la part de L’ADMR. Deux journées de réflexion ont été organisées et prises en charge par l’association pour les conteurs amateurs de l’association en décembre 2016 avec une anthropologue du CMLO pour réfléchir à cette action menée, très spécifique. •Après plusieurs réunions avec les animateurs de quartier, en lien avec le responsable territorial Bertrand Adam, nous avons élaboré un projet d’intervention dans le quartier des Aliziers. Dans un premier temps, nous avons proposé une formation de 2 jours avec Ludovic Souliman, mêlant conteurs amateurs de l’association et animateurs de quartier. Une formation proposée pour développer des outils créateurs de lien social, en s’appuyant sur le conte et la parole partagée. Cette formation, prise en charge moitié par la Politique de la Ville et moitié par le FDVA, a ensuite servi de support pendant le festival à une série d’interventions de Ludovic Souliman auprès des habitants des quartiers prioritaires (jeunes des Aliziers, groupe jeunes de la MJC groupe de femmes fréquentant l’Epicerie Solidaire). Elles ont débouché sur une restitution publique où histoires de vie d’iciet contes d’ailleurs se sont entremêlés. Nous poursuivons nos concertations avec l’animatrice du quartier des Aliziers pour avancer dans un projet conjoint autour du conte qui n’a pu se mettre en Novembre 2016 comme prévu (problème de local, de mouvement de personnel parmi les animateurs). •Nous avons poursuivi nos interventions, une fois par semaine, dans le cadre des TAPS de la ville de Manosque. •Par ailleurs, nous avons été sollicités pour d’autres interventions plus ponctuelles tout au long de l’année : une nuit en musée à Sisteron, une rencontre de conteurs amateurs lors d’une soirée organisée par la Baleine Qui Dit Vagues dans le cadre de leur Festival Contes sur Forcalquier, une soirée au Monastère de Ségriès. •Certaines de ces interventions correspondent à des retours dans le cadre de partenariat. Elles ont toutes donné lieu à des discussions au sein de notre équipe. •Un mot aussi sur le concert du groupe vocal « Amicis » : leur plaisir de chanter se mariant avec la générosité, ils ont proposé cette soirée au bénéfice de l’association. Merci pour leur engagement artistique et leur soutien. Un axe transversal : la formation Depuis sa création, notre association organise des stages de formation à l’art de conter, ceci dans le but de former, auprès de conteurs professionnels, nos conteurs amateurs et bénévoles intervenant sur les projets associatifs. Ces bénévoles financent ces formations sur leurs propres deniers, ce qui représente un investissement en temps et argent important. Cette année : -Poursuite d’un atelier mensuel avec la Compagnie d’A et Luigi Rignanese notre parrain, jusqu'en septembre 2016. -Formation résidentielle d’été de 5 jours avec Pepito Matéo et Gigi Bigot en juillet 2016 Sur notre budget 2016, compte tenu de notre avance de trésorerie, nous avons alloué une somme de 1000€ pour une formation collective gratuite de deux jours réservée aux conteurs bénévoles de l’association sur un thème très ciblé correspondant à l’un de nos axes d’intervention : conter aux malades d’Alzheimer. Intervenante : Emmanuelle Saucourt. Financement de nos actions La recherche de financement, pour pouvoir répondre à nos objectifs, nous a beaucoup préoccupés et occupés en 2016. Dans un premier temps, la réserve de trésorerie constituée peu à peu depuis notre création nous a permis de : -pérenniser nos interventions, d’assurer le paiement de nos dépenses sans être pénalisés par les délais de versement des subventions, et de constituer un fonds de roulement permanent ; -commencer à investir sur nos fonds propres dans l’achat de matériel son, lumières et fond de scène en prévision en particulier du festival, de donner plus de visibilité à la seconde édition de notre festival via une communication renforcée. -constituer un fonds « formation » collectif pour les conteurs amateurs bénévoles de l’association.Cette réserve nous permet aussi de tenter, dans des limites raisonnables, des expériences sans être certains qu’elles s’autofinancent et de prendre en charge d’éventuels déficits de billetterie pour notre programmation annuelle. Certaines interventions (TAPS, intervention en Centre de Jour Alzheimer ou psychiatrique, en Foyer de Vie) donnent lieu à une participation financière de l’établissement concerné, ce qui permet de payer les frais kilométriques de tous les conteurs amateurs y intervenant. Cependant nous tenons à conserver notre stabilité financière indispensable pour continuer nos actions et nous sommes arrivés aux limites des risques que nous pouvons prendre, en particulier en ce qui concerne l’activité de programmation artistique. Notre souhait de porter cet art populaire du conte dans les zones rurales, en proposant des spectacles de proximité s’adressant à tous, nécessite une aide en subvention (risque financier lié à la difficulté de remplir des salles dans des lieux excentrés, tout en privilégiant des tarifs accessibles à chacun). Pour cela, fin 2016, une demande de subvention culturelle a été faite à la DLVA, sans suite favorable, la DLVA n’accordant aucune demande nouvelle de subvention. Nous déplorons ce positionnement. Nous considérons quant à nous que les deux volets de nos actions (artistique et social) sont indissociables. A ce jour nous n’avons des subventions qu’au titre de la Politique de la Ville (Etat Région DLVA) qui ne concernent que Manosque (et non les autres communes de la DLVA), et une autre subvention au titre du réseau de soutien à la parentalité (CAF, Département, MSA) pour des actions d’aide à l’exercice de la parentalité. Rechercher les financements et les partenariats, créer et maintenir les contacts avec tous les partenaires, élaborer les demandes de subventions et les bilans techniques représentent une charge croissante de travail interne qui éloigne les conteurs amateurs du cœur de leur passion (transmettre les histoires, les travailler pour les faire vivre) et les rend moins disponibles. Notre souci pour 2017, parce que nous sommes fiers de l’existence de ces engagements pour créer du lien social, c’est d’aller à la recherche d’un financement pour des heures salariées et pour étendre notre action en zone rurale, en lien avec les partenaires du réseau REAAP. Nous avons en effet beaucoup de demandes d’interventions contées parents/enfants difficiles à satisfaire sans hausse des moyens disponibles. En conclusion, pour 2017 : • La douzaine de conteurs amateurs de l’association s’est donnée sans compter : - le calcul réalisé par notre trésorier fait état de 1096 heures de bénévolat données à l’association, que ce soit en temps conté, en réunions ou travail administratif (largement sous évalué), soit un coût total de 14 380,08€, des chiffres qui peuvent vous donner une idée de l’engagement de tous les bénévoles de l’association et expliquer la fatigue ressentie parfois… Nous espérons que de nouveaux conteurs amateurs s’engageront auprès de nous dans l’année qui vient. •Importance de poursuivre le recentrage sur nos interventions prioritaires compte tenu des demandes qui nous arrivent de plus en plus. Nous serons attentifs à la qualité des partenariats et au sens donné, en lien avec nos orientations : -favoriser le lien social, intergénérationnel et culturel -lutter contre l’exclusion -rendre la culture accessible à tous où qu’ils soient et quels qu’ils soient. Dans le programme de l’association cette année, quelques informations pour dire les projets en cours …. -La poursuite de nos interventions aux Plantiers et à la Ponsonne, la mise en place d’intervention enfants conteurs dans la poursuite du travail avec Ludovic Souliman à l’école primaire des Plantiers, -Poursuite aussi du travail à Oraison avec l’Adapei, à la Villa Verte, -Des interventions dans le quartier des Aliziers : temps contés de l’association dont une soirée plus festive en plein air, 3 soirées contes avec conteurs professionnels, poursuite de notre travail de liens sur le terrain, -Répondre aux demandes d’autres associations (les Pitchouns à Banon), de partenaires (Ségriès), d’écoles pour soutenir ponctuellement des projets autour du conte (Céreste), et commencer à mettre en place notre projet d’extension en zone rurale, -Des programmations de conteurs professionnels. Nous avons déjà reçu : Ludovic Souliman, Marc Buléon, Rémy Boussengui. Il y aura Pépito Mattéo en fin d’année. -Des formations pour les conteurs de l’association : Marc Buléon cette été sur 5 jours, Pépito Mattéo en décembre sur 1 WE. -Le Festival avec Jean Claude Botton, Virginie Komaniencki, Simon Gautier.